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Naturopathe

La diète verte pour sortir de l’hiver

Avec le printemps, l’envie de grand nettoyage se fait sentir. Alors commençons par nous-même en libérant notre corps et notre mental des toxines accumulées avec une diète verte fortement adaptée à la saison. Dans les enseignements du kundalini yoga, Yogi Bhajan, nous initie à la diète verte pour équilibrer et revitaliser tout notre organisme.

Cette diète est alcalinisante et détoxifiante. Elle vient tempérer notre terrain trop acidifié par une alimentation déséquilibrée, un stress trop présent et une hygiène de vie laissée de côté.

Super facile ! Il s’agit de se nourrir uniquement d’aliments de couleur verte et rien d’autre ! En médecine chinoise, le vert est la couleur du printemps en lien avec le foie et la vésicule biliaire. C’est aussi la couleur de Anahata chakra, le 4ème chakra celui du cœur.

Vous pouvez commencer 1 jour par semaine durant le printemps ou pratiquer une cure de 3 jours et voir comment votre corps réagit. Dans l’idéal, Yogi Bhajan nous conseille de faire cette diète sur 40 jours. A la fin de la diète, réintroduire doucement les fruits, les céréales et plus tard les produits laitiers.

En début de cure soyez à l’écoute de votre corps. Vous pouvez ressentir de la fatigue, faire une crise d’élimination sous forme d’éruption cutanée ou de troubles digestifs (ballonnement, transit perturbé). Pas d’inquiétude, c’est votre organisme qui se nettoie et c’est plutôt bon signe. Mais tout le monde ne réagit pas de la même façon. Après plusieurs jours, tout rentrera dans l’ordre et vous vous sentirez léger, joyeux, l’esprit clair…

Demandez l’avis de votre médecin avant de vous lancer si vous rencontrez des problèmes de santé.

 Voici quelques aliments verts

Légumes : haricots verts, salade verte, mâche, feuilles de blettes, épinards, concombres, courgettes, brocolis, artichauts, choux : vert, frisé, kale, de Bruxelles, romanesco, asperges, petits pois, poireaux, poivron vert, piment vert, olive verte, cornichon, combo….

Légumineuses de couleur verte : pois cassés, haricots mungo (soja vert), lentilles vertes…

Fruits : avocat, kiwis, pommes vertes, poires vertes, raisin vert, reine claude, citron vert, melon d’eau…

Autres : toutes les aromates, les algues vertes, feuilles d’ortie, ail des ours, huile d’olive, pistache, graine de courge, graine germées…

Boissons : eau, yogi tea (recette  ayuvédique à base d’épices), thé vert, jus de légumes et fruits de couleur verte.

Bienfaits

  • Détoxifie et revitalise tout le corps
  • Alcalinise le corps en rendant le pH du corps moins acide
  • Nettoie le foie
  • Renforce le système immunitaire, la digestion et l’absorption des nutriments
  • Supprime les mucus toxiques
  • Eclaircit et corrige les problèmes de peau
  • Favorise la perte du poids
  • Une énergie retrouvée

 

Durant cette période printanière, consommez des aliments riches en chlorophylle sans modération. Prenez conscience de votre rapport à la nourriture. C’est l’occasion d’apprivoiser peu à peu nos mécanismes inconscients sous-jacents. Les tendances à nous nourrir dans l’inconscience, les tendances à remplir pour ne pas nous rencontrer vraiment… écoutez votre vraie faim. Est-ce celle de l’estomac ou de votre mental ?

Quelque soit la forme de diète adoptée, il peut s’agir de monodiète ou du jeûn ou de diète verte cela nous amène un peu plus à la connaissance de soi.

Belle revitalisation

Boostez votre immunité avec le yoga et l’ayurvéda

Prasad

Comment renforcer son immunité, selon l’ Ayurvéda et Yoga?

C’est grâce au système immunitaire que l’organisme se défend contre les agressions des germes, bactéries et virus. Un système immunitaire performant est le garant d’une bonne santé.

Santé et immunité sont étroitement liés, que ce soit pour lutter contre les infections de l’hiver, rhumes ou grippes, mais aussi pour soutenir l’organisme tout au long des maladies dégénératives comme le cancer. Améliorer son système immunitaire, c’est renforcer sa santé et vice-versa.

1. Sommeil : Nidra

Nidra régénère et donc renforce le système immunitaire en premier plan

  • Dormez assez pour que le sommeil soit le plus récupérateur possible. Quatre heures de sommeil en moins baissent de 30% l’activité de notre système immunitaire.
  • Couchez-vous si possible avant 22H et levez-vous à heures régulières. Écoutez votre corps et reposez-vous.
  • Privilégiez les ambiances propices au sommeil : pas d’écran, lumières tamisées, chambre aérée

2. Feu digestif : Agni

Agni soutient la destruction des exo-toxines et diminue la formation des endo-toxines, aidant ainsi l’immunité. La santé vient des intestins. C’est au niveau intestinal que se trouvent les éléments responsables de la défense de l’organisme, prenez soin de vos intestins. Un transit perturbé est le signe que l’intégrité de la barrière intestinale est menacée, ne laissez pas s’installer cela comme un état de fait, agissez !

  • Réduisez ou limitez les aliments transformés.
  • Privilégiez les aliments sains et les épices.
  • Mangez des repas consistants, et évitez de grignoter entre les repas, ce qui réduit le feu digestif.
  • Evitez les mauvaises combinaisons dans un même repas : Cru et cuit, viandes animales et produits laitiers, le miel chaud qui devient toxine.
  • N’hésitez pas à faire un jeûn intermittent en commençant le 1er repas vers 12h/13h pour laisser le système digestif se reposer et ainsi se renforcer.
  • Renforcez la flore intestinale, véritable barrière contre les virus et les bactéries, avec des prè et probiotiques.

3. Energie vitale : Prana

Prana conditionne le maintien de l’homéostasie, régulant notre système immunitaire

  • Faire quotidiennement des exercices impliquant le souffle (pranayama) et du yoga.
  • Ne pas faire trop d’exercice physique pour ne pas appauvrir le Prana, donc une fois par jour suffit pour diminuer la tension nerveuse, éloigner le stress et lutter contre les états dépressifs, autant de situations connues pour épuiser nos défenses immunitaires. C’est le surmenage qui fatigue, pas le sport !
  • Tentez de prendre l’air quotidiennement, si possible soyez en contact avec la nature.

4. Puissance vitale : Ojas

Ojas soutient l’immunité

  • Optez pour la modération en tout et évitez les excès : Surmenage intellectuel, sur-activité sexuelle, trop manger.
  • Evitez les sentiments négatifs : Colère, inquiétude, anxiété.
  • Evitez la consommation des psycho-actifs comme l’alcool et différentes drogues de synthèse qui diminuent votre énergie, accentue aussi les radicaux libres et donc la destruction du système immunitaire.
  • Evitez la faim excessive, le stress, l’état dépressif, tous ces états de trouble.
  • Le stress chronique entraîne la libération d’hormones du stress comme le cortisol. Ces hormones nuisent directement aux défenses immunitaires.

5. L’alimentation

Adopter une alimentation saine. Revoyez le contenu de votre assiette. Votre alimentation doit être aussi variée que possible et intégrer une bonne part de fruits, de légumes, de céréales complètes et de poisson.. N’en abusez pas des  plats gras et copieux car une alimentation trop grasse fatigue l’organisme et l’on sait bien que la fatigue affaiblit le système immunitaire. Limitez particulièrement les sauces, les plats en sauce, les aliments type fast-foods, les charcuteries, etc.

  • Equilibrez en protides, glucides et lipides = limitez les viandes rouges et supprimez les produits laitiers.
  • Alimentation variée, bioadaptée aux saisons et aux étapes de la vie de chacun = évitez le raffiné et le traité.
  • Consommez des sucres lents à IG bas : céréales complètes, pain au levain, pommes de terre, châtaignes …
  • Evitez la prise chronique et importante de sucres à index glycémique élevé car ils épuisent l’organisme = préférez le sirop d’agave, le sucre de bouleau (xylitol) éventuellement.
  • Evitez de trop utiliser les graisses animales saturées = préférez les graisses insaturées contenant des acides gras essentiels.
  • Faire le plein de vit D. Elle active des globules blancs (lymphocytes T) nécessaires pour fabriquer des anticorps et détruire les microbes. Dans l’alimentation, on en trouve surtout dans les poissons gras : foie de morue et son huile, harengs fumés, maquereaux, sardines, anchois…
  • Limitez les aliments acides et basifiez votre nourriture avec des graines gemées, amandes, fruits bien mûrs.
  • Boire suffisamment, et en dehors des repas, de l’eau de bonne qualité.
  • Veillez à bien mastiquer et prenez vos repas dans le calme.

6. Les rituels quotidiens à adopter

  • Levez-vous tôt, d’où l’intérêt de se coucher tôt pour être vif la journée et se sentir fatigué le soir.
  • Lavez-vous les dents et la langue (avec le râpe-langue) dès le réveil, pour retirer les toxines de la bouche et alléger le traitement des endotoxines.
  • Faites des douches nasales (jala neti) avec de l’eau tiède salée pour nettoyer la zone ORL.
  • Buvez de l’eau chaude à jeûn pour stimuler le système digestif (pas de thé, ni café qui sont acides, privilégiez une tisane, alcalin).
  • Prenez des douches bien chaudes, puis finissez par de l’eau froide pour stimuler la production de globules blancs, acteurs de l’immunité.
  • Privilégiez la douche anale pour désengorger le colon et éliminer les selles et les toxines.
  • Aérez votre habitation une à deux fois par jour, même dans une grande ville.
  • Accordez-vous des pauses détente, prenez un temps pour faire du pranayama, du yoga, de la méditation. Relaxez-vous, tout est bon pour vous ressourcer à la fois mentalement et physiquement. À intégrer absolument dans votre emploi du temps
  • Evitez les tisanes tard le soir qui prolongent votre digestion et annulent une partie de la régénération du sommeil

7. Les remèdes préventifs

  • HE Ravintsara, l’eucalyptus radié, niaouli, tea tree, thym à thujanol, l’origan compact, clou de girofle, cannelle… les plus reconnues pour le système immunitaire. L’huile essentielle d’eucalyptus radié fait partie avec le Ravintsara des HE les plus puissantes antivirales et immuno-stimulantes, elle est aussi expectorante et très bien tolérée sur la peau et en inhalation. L’association de ces 2 huiles est très efficace dans les affections virales comme la grippe chez l’homme. Déconseillé pendant la grossesse, l’allaitement et chez les jeunes enfants.
  • Ecchinacea, astragale, Rubus fructicosus (ronde à mûres), Sambucus Nigra (sureau noir), …
  • Les antioxydants : Astaxanthine (micro-algue rouge), triphala (l’élimination des déchets et toxines au niveau du côlon), les fruits rouges…
  • Zinc,magnésium
  • Vitamines A, C, E, D ainsi que le Ginseng et shiitaké
  • Les tisanes : Thym, cannelle, clou de girofle, gingembre, anis vert…Evitz les stimulants, thé et café
  • Granions Argent et granions cuivre
  • Plasma de Quinton (riche en minéraux et oligo-éléments)
  • En curatif : Indukatham Kashaya (utilisé dans le traitement des fièvres et des troubles abdominaux).

Méditation de guérison

« Tout ce que vous avez à faire, c’est envoyer un message ou trouver le moyen d’établir une communication entre le mental et le corps de la personne malade. Le mental doit être en paix, de sorte que le corps puisse jouer son rôle. C’est là le seul traitement. Le corps se soigne lui-même. La médecine lui permet d’atteindre cet espace où la guérison peut avoir lieu. » -Yogi Bhajan

Un mantra pour la santé et la guérison

Selon l’approche yoguique, la maladie est d’abord une déconnexion entre soi et l’Univers. C’est une perte de contact, qui limite ou interrompt le flux d’énergie prānique entre l’individu et le Cosmos dont il est issu et qui le nourrit en permanence.

Le mantra ra ma da sa sa se so hang vise, par le pouvoir combiné du nād (la vibration) et du shabd (le Verbe créateur), à restaurer ce flux, pour rétablir la santé.

Les quatre premières syllabes invoquent le macrocosme (le niveau universel et impersonnel) :

  • Ra = Le principe du feu. Symbolise le soleil, source de vie, de chaleur et d’énergie. Il purifie et dynamise.
  • Ma = Le principe de l’eau. Symbolise la lune. Mère cosmique. Il rafraîchit et nourrit.
  • Da = Le principe de la terre, sa grande stabilité, l’ancrage, l’espace où l’on s’incarne dans le temps et l’espace.Fournit le terrain d’action.
  • Sa = Le principe de l’air. Symbolise l’infini impersonnel la conscience de Tout.
    Le son de cette vibration appelle l’esprit à descendre dans la matière afin de l’animer de vie.

Les quatre dernières syllabes renvoient au microcosme (le niveau individuel et personnel, soi-même) :

  • Combinées ainsi, Sa et Se invoquent à nouveau la vastitude de la totalité, sa nature infinie.
  • Enfin, So Hang nous identifie personnellement à ce qui vient d’être invoqué: « je suis cela ». Cette identification est d’autant mieux ressentie et installée dans notre psyché que l’on rentre le nombril sur la syllabe Hang.

Ce mantra puise dans les énergies du soleil, la lune, la terre et l’Esprit Infini pour apporter la guérison profonde.
La première partie du mantra se développe en direction du ciel.
La seconde partie appelle les qualités de guérison à descendre du monde supérieur vers la terre.
Ce cycle d’échange entre ciel et terre permet la transformation.
Ce mantra renforce l’interaction de l’esprit et de la matière.

En combinant ainsi les plans individuels et universels, le mantra donne à chaque cellule de votre corps la conviction qu’elle n’est jamais déconnectée de la Conscience Universelle, et que celle-ci est toujours disponible pour l’informer, la nourrir et la soutenir.

Pratiquer la méditation de guérison

Posture : Asseyez-vous  confortable, les jambes croisées. Étirez la colonne vertébrale, maintenez le dos droit, et rentrez légèrement le menton. Les yeux sont presque fermés. Si vous avez des difficultés, pratiquer sur une chaise en gardant les pieds à plat sur le sol. Prenez quelques respirations profondes, toujours sans forcer, à votre rythme. Au fur et à mesure de la récitation votre respiration deviendra plus ample.

Mudra : Placez les coudes confortablement contre les côtes. Ouvrez les avant-bras vers l’extérieur, à un angle de 45 degrés: les bras et les mains ne sont tendus ni vers l’avant ni vers les côtés, mais entre les deux. Pliez les coudes aux maximum, mais sans tension, pour rapprocher les poignets des épaules. Les paumes sont bien à plat, tournées vers le ciel dans un geste d’accueil,  les poignets fléchis, les doigts joints et tendus. Gardez consciemment les mains à plat durant la méditation, ne laissez pas le mudra devenir mou et imprécis.

Mantra :

ra ma da sa sa se so hang

La pratique :

 Il est important de tirer puissamment le nombril sur le Hung. Notez que le son Hung est court.

Chanter un cycle complet de l’ensemble du mantra à chaque expiration. Puis inspirez profondément et répéter.

N’oubliez pas de bouger la bouche précisément avec chaque son. Essayez de sentir la résonance dans la bouche et dans la zone des sinus.

 

Durée : 11 à 31 mn

Pour terminer : inspirez profondément garder le souffle poumons pleins: écouter le nād, le flux vibratoire du mantra, et ressentez-le dans chacune de vos cellules, y apportant la lumière, la guérison et la certitude qu’elles sont d’essence divine, jamais séparées de la source créatrice infinie. Par la puissance du son et du verbe, persuadez-en chaque cellule, chaque fibre de votre corps. Puis expirez.

Inspirez à nouveau et gardez le souffle pendant que vous offrez  maintenant cette prière de guérison à votre entourage, votre famille, les gens que vous aimez et qui vous aiment. Cela peut être une personne en particulier. Visualisez ces individus en pleine santé, rayonnants, heureux et fort.  Voir ces personnes totalement baignées dans une lumière blanche de guérison et complètement guéri. Expirez.

Enfin, inspirez, gardez le souffle, et tenez cet espace de guérison pour toutes les créatures, tous les êtres des plans connus et inconnus. Ressentez le monde, et l’Univers tout entier, parcourus d’un formidable flux d’énergie de paix, d’amour infini et de guérison. Expirez et détendez la posture.

Inspirez profondément, étirez vos bras très haut et secouez vigoureusement vos mains et vos doigts pendant plusieurs secondes. Gardez les bras levés et les mains tremblantes pendant que vous expirez. Répétez deux fois de plus et détendez-vous.

 

« Il n’y a personne qui ne soit pas un guérisseur. Dieu vous a donné, en vous, un système complet de guérison. Vous vous guérissez vous-même. Les médecins diagnostiquent, les herbes soignent, et Dieu guérit. » -Yogi Bhajan

 

Crise sanitaire : 40 jours de méditation de guérison

Pendant la crise sanitaire du Covid-19,  j’invite toute la sanghat d’Hari-Om à se joindre à pour les  40 jours de méditation de guérison. Proposez-le aussi à votre entourage.

Tous les jours du 17 mars au 25 avril au moins, à l’heure de votre choix, pendant 11 à 31 minutes, pratiquez cette méditation pour votre équilibre physique et mental, votre vitalité, votre pouvoir de guérison et d’auto-guérison, et votre capacité à tenir un espace de paix et de foi, pour vous-même et pour les autres.

Version de Snatam kaur  https://youtu.be/QEAdQP0QCFI

 

Yoga géant à Vienne

Yoga géant organisé le dimanche 26 mai 2019 

Grande première à Vienne, un Yoga Géant qui a réuni près de 170 yogis et yoginis sur le toit du musée gallo-romain de St Romain en Gal dans le cadre des parcours du cœur mis en place par la Fédération Française de Cardiologie.

Une matinée extraordinaire sous le soleil pour un jour extraordinaire que le dimanche de la fête des mères. Un vrai moment de communion, de partage, et de découverte du yoga pour certaines personnes.

Je remercie

Mahâ Shivarâtri,lundi 4 mars 2019

LA NUIT DU SEIGNEUR SHIVA

Mahâ Shivarâtri est en février/mars la grande nuit consacrée au Seigneur Shiva. La coutume est de jeûner et de veiller toute la nuit en accomplissant une pûjâ toutes les trois heures de 18 h à 6 h du matin, soit quatre pûjâs. Lors de la première pûjâ du lait est versé sur le Shiva Linga, ensuite à 21 h du lait caillé, puis à minuit du beurre clarifié et enfin à 3 h du miel. Chaque ablution (abhisheka) est suivie d’une offrande de feuilles de bilva. Alors que toutes sortes de parures (alankâras) sont offertes à Vishnu et ses incarnations, l’ablution (abhisheka) et les feuilles de bilva sont ce qui est le plus cher au Seigneur Shiva. Ces rites sont accompagnés de récitations védiques dont la plus importante est le Sri Rudram du Yajur Veda. C’est au cœur de cet hymne que se trouve le mantra du Seigneur Shiva. En effet, parmi les trois Vedas le Yajur Veda tient la partie centrale. Dans le Yajur Veda il y a sept sections au centre desquelles, dans la quatrième section, se trouve le Sri Rudram, et c’est au cœur de cet hymne que se trouve le grand mantra de Shiva. Dans l’écrin des cinq syllabes qui le composent les deux syllabes du nom « Shiva » rayonnent comme l’expression de la Pureté absolue. La vigilance requise pour célébrer la Mahâ Shivarâtri élimine le sommeil de l’ignorance. C’est la raison pour laquelle le Seigneur Shiva est appelé le Dispensateur de la connaissance, particulièrement sous sa forme de Dakshinâmûrti.

La légende de cette cérémonie est mémorable. Elle nous parle d’un pauvre homme, grand dévot du Seigneur SHIVA, qui cherchait du bois de chauffage, dans une sombre forêt. Lorsque la nuit tomba, il ne retrouva pas son chemin pour rentrer chez lui. Dans la nuit il entendait le cri des tigres, ce qui l’effraya, il grimpa dans l’arbre le plus proche, pour être en sécurité en attendant le lever du soleil. Pour ne pas s’endormir, il cueillit les feuilles de l’arbre, et les laissa tomber à terre en chantant le nom de SHIVA.

Les premiers rayons de soleil apparurent, et l’homme se rendit compte que les feuilles étaient tombées sur un « SHIVA LINGA » qui se trouvait au pied de l’arbre. Ce travail inconscient, plu au Seigneur SHIVA, qui écarta les tigres et bénit ce pauvre homme.

Depuis ce jour nous disent les Puranas, cette histoire est récitée toutes les nuits de MAHASHIVARATRI.

La célébration de Maha Shivaratri se caractérise par un jeûne de toute la journée et une veille de toute la nuit. On accomplit des pûjâ(s) avec des feuilles de bili et du lait. Les femmes sont particulièrement ferventes dans leur célébration : celles qui sont mariées prient pour leurs époux et leurs fils, les demoiselles pour avoir un mari idéal, semblable à Shiva – les femmes imitent ainsi Pârvatî qui, selon la légende, pria et pratiqua les austérités (tapas) toute la journée pour garder son mari Shiva des dangers de la nuit sans lune.
Selon les textes sacrés, les offrandes au Seigneur Shiva doivent comporter des feuilles de Bili, calmant la divinité au sang chaud et représentant la purification de l’âme ; de la pâte de vermillon représentant la vertu et appliquée sur le Lingam ; de la nourriture, favorable à la longévité et à la satisfaction des désirs ; de l’encens, censé apporter l’abondance ; une lampe allumée, favorable à l’acquisition du savoir ; des feuilles de bétel, témoignant de la satisfaction des plaisirs profanes.

https://www.templeganesh.fr/shivaratri.htm

Le yoga comme cure de désintoxication

Voici un documentaire sur le parcours de Stéphane Haskell auteur du livre « RESPIRE » ~L’INCROYABLE HISTOIRE D’UNE RENAISSANCE PHYSIQUE ET SPIRITUELLE
Un ouvrage pratique, éclairant, un témoignage bouleversant

Il est également le réalisateur du film « YOGA, un souffle de liberté« .

Dans une maison loin du tumulte, Frédéric Lopez reçoit en face-à-face, un invité au destin hors du commun, qu’il soit célèbre ou anonyme. Dans un second temps, l’invité présente des proches qui comptent pour lui et qu’il souhaite remercier pour leur présence lors de moments difficiles.

Extrait de l’émission « Mille et une vies » diffusée le 13/09/2016 à 14h sur France 2. Retrouvez plus d’extraits et informations sur http://www.france2.fr/1001vies

~~Après plusieurs années d’une vie dissolue, noyée dans l’alcool et les mensonges, Stéphane Haskell décide de fuir New York pour revenir à Paris. Il devient abstinent, intègre un groupe de thérapie et reprend goût à la vie jusqu’à ce qu’un banal mal de dos tourne au cauchemar. Victime du syndrome de la  » queue de cheval « , un écrasement de la moelle épinière, il se retrouve paralysé, incontinent, désespéré. C’est la rencontre avec le yoga qui le sauvera. Défiant tous les pronostics des médecins traditionnels, il reprend peu à peu le contrôle de son corps grâce à la pratique assidue de cette discipline millénaire. Aujourd’hui il peut de nouveau marcher et mener une vie normale. Et, symbole de sa victoire sur la douleur et le handicap, il peut même skier ! Porté par la reconquête de sa vitalité, il s’est lancé dans un tour du monde pour recueillir les témoignages de pratiquants du yoga, qu’ils soient malades atteints du sida ou de la sclérose en plaques, prisonniers, écoliers, médecins, grand maître hindou comme B.K.S. Iyengar… Par le yoga, tous ont réussi à se soigner ou à réconcilier leur corps et leur esprit, et à tendre vers l’harmonie.
Témoignage poignant et manuel de survie, ce livre, à partir d’exemples humains concrets, nous donne des clefs pour se reconstruire sur les plans mental et physique. C’est aussi un guide spirituel pour aider à nous reconnecter avec la nature et trouver la voie de la sagesse.

Le prasad, une offrande d’amour

Chers amis,
L’atmosphère est calme après une méditation de groupe, et il y a en même temps une attente comme celle de jeunes mariés qui se tournent l’un vers l’autre en ce jour particulier. C’est un évènement joyeux. Ils commencent par s’orner de guirlandes de roses, puis avec délicatesse et amour, échangent les anneaux bénis qu’ils se passent au doigt. On donne ensuite à chacun un petit morceau d’une sucrerie spéciale qu’ils se mettent mutuellement dans la bouche. Ce n’est pas une sucrerie ordinaire, car elle a été divinisée : même la plus infime quantité apportera bien-être spirituel et joie à celui qui la reçoit. Cette sucrerie s’appelle prasad. Les deux jeunes gens commencent leur vie conjugale par l’offrande mutuelle de ce présent divin.

Après une brève cérémonie, ils partagent le prasad de leur mariage avec tous ceux qui sont là pour célébrer leur union avec eux, et en gardent une partie pour ceux qui ne pouvaient être présents mais qui sont également dans leurs pensées.

Quelle est la meilleure attitude que nous puissions avoir lorsque nous offrons le prasad ? C’est une attitude d’amour total et de vénération, avec une humilité et une innocence telles que nous offrons la part la plus puissante de ce que nous offrons. Ce faisant, nous créons une osmose entre ce qui est offert et celui à qui cela est offert.

Les journées spéciales de célébration demandent toujours ces offrandes spéciales. Que ce soit ce mariage, la naissance d’un bébé, ou tout autre évènement marquant. Nous avons coutume de célébrer ces moments en offrant au Seigneur des prières sincères et pleines de joie accompagnées de nourriture et de cadeaux que nous distribuons ensuite à nos amis et à notre famille. Cette tradition existe dans toutes les cultures, religions et groupes ethniques ; elle est une façon de partager notre joie, d’abord avec notre Créateur, puis avec tous les autres.

Il en existe de très nombreux exemples : l’offrande du pain sacramentel de l’Eucharistie, de l’eau bénite, de douceurs, de pâtisseries et de fleurs, etc. Même des coutumes actuelles qui sont de nature très profane trouvent leur origine dans les offrandes sacrées des temps anciens. On dit par exemple que la tradition d’allumer des bougies sur les gâteaux d’anniversaire vient des anciens Grecs qui confectionnaient des gâteaux de forme arrondie en l’honneur d’Artémis, la déesse de la lune. Les bougies allumées sur le gâteau représentaient la lumière de la lune, et quand on les soufflait, la fumée emportait les prières et les vœux vers la demeure céleste de la déesse.

Par souci de simplicité, je désignerai ces offrandes sous le nom de prasad. Qu’est-ce que le prasad ? Pourquoi l’offre-t-on ? Comment sommes-nous censé le recevoir ? Explorons ces questions plus avant.

COMPRENDRE LE SENS DU MOT

Prasad vient du mot sanskrit prasâda qui était à l’origine décrit dans la littérature védique comme un état spirituel. Dans l’un des premiers textes, le Rig Veda, prasâda est décrit comme un état du mental expérimenté par les dieux et les sages, dans lequel ils ressentent une générosité spontanée qui leur fait souvent accorder des bénédictions à leurs adeptes. Ce n’est en fait que bien plus tard dans l’histoire que le terme de prasâda en est venu à qualifier l’offrande d’objets matériels tels que vêtements, fleurs et aliments, surtout des douceurs.

Si on considère l’étymologie même du mot, les deux termes sanscrits qui en dérivent sont prasanna et prasâda. Ils évoquent tous deux un sentiment de joie. Prasanna veut dire ‘clair, lumineux et tranquille’. De même, lorsque quelqu’un offre le prasâda, c’est avec autant de joie, de lumière et de clarté intérieure.

COMMENT OFFRIR LE PRASAD ?

Lorsque nous offrons le prasad, notre attitude est de la plus haute importance. Le yogi du vingtième siècle, Babuji de Shahjahanpur, a raconté un jour comment son maître, Lalaji de Fatehgarh, faisait une offrande aux divinités le jour de la nouvelle lune. Selon le rituel en vigueur, il versait de l’eau et l’offrait à ses ancêtres du monde d’en haut. Cependant, en observant ce que son maître faisait réellement, il découvrit qu’en fait Lalaji transmettait l’essence de l’eau qu’il offrait. Ce n’est donc pas le rituel visible qui importe, mais la condition intérieure, l’attitude qui le sous-tend et la façon de l’accomplir.

En fait, c’est ce qui donne au prasad sa qualité de joie et de vénération ce que j’ai offert à mon Créateur, je peux maintenant le partager avec tous Ses autres enfants.

Quelle est la meilleure attitude que nous puissions avoir lorsque nous offrons le prasad ? C’est une attitude d’amour total et de vénération, avec une humilité et une innocence telles que nous offrons la part la plus puissante de ce que nous offrons. Ce faisant, nous créons une osmose entre ce qui est offert et celui à qui cela est offert.

En fait, c’est ce qui donne au prasad sa qualité de joie et de vénération : ce que j’ai offert à mon Créateur, je peux maintenant le partager avec tous Ses autres enfants.

COMMENT DISTRIBUER LE PRASAD AUX AUTRES ?

Les gens se conforment souvent à toutes sortes de convenances culturelles pour distribuer le Prasad et, à l’heure actuelle, ces convenances peuvent sembler parfois trop ritualisées et anachroniques. Mais si nous étudions le savoir qui se trouve derrière ces convenances, nous ne tardons pas à réaliser que chacun des gestes ou rituels établis par nos ancêtres a un objectif. L’objectif a en général pour origine les principes scientifiques et la physiologie du bien-être de manière très précise.

En Inde, l’une de ces anciennes traditions consiste à toujours donner et prendre le prasad avec la main droite. Pour quelle raison ?

Essayons de comprendre un peu plus comment notre corps, notre cerveau et nos nerfs travaillent ensemble. Premièrement, lorsque nous étudions la physiologie du corps humain, nous découvrons que le côté droit du corps est essentiellement contrôlé par l’hémisphère gauche du cerveau et que le côté gauche du corps est essentiellement contrôlé par l’hémisphère droit.

Notre attitude en cette occasion doit être emplie de joie, accompagnée d’un sentiment d’amour et de gratitude envers le Divin.

Deuxièmement, notre système nerveux autonome contrôle nos réactions physiques automatiques aux situations. Il se compose des systèmes nerveux sympathique et parasympathique. Lorsque le système nerveux sympathique est stimulé, notre corps devient plus actif et excité, et les taux d’endorphines et de cortisol augmentent. À l’inverse, lorsque le système nerveux parasympathique est activé, notre corps se détend et se calme, réduisant notre taux d’endorphine et de cortisol.

Il y a quelque chose qui s’appelle la latéralisation hémisphérique du cerveau (1) : chaque hémisphère de notre cerveau est davantage connecté à l’un de ces systèmes nerveux autonomes. Lorsque nous stimulons l’hémisphère droit du cerveau, cela fait appel au système nerveux parasympathique et lorsque nous stimulons l’hémisphère gauche, cela fait appel au système nerveux sympathique.

Donc, lorsque nous utilisons notre narine gauche ou notre main gauche, cela stimule l’hémisphère droit du cerveau qui, étant relié au système nerveux parasympathique, nous aide à nous sentir plus calme (2). D’où la pratique yogique qui consiste à respirer plusieurs fois par la narine gauche, en fermant la narine droite, afin de diminuer le stress.

Si nous observons attentivement, c’est peut-être aussi la raison pour laquelle Babuji de Shahjahanpur donnait ses bénédictions en levant la main gauche plutôt que de se conformer à la coutume habituelle de l’Inde qui est de lever la main droite. L’objectif était de rester calme et détendu, d’exercer le discernement en ne donnant que ce qui était le mieux pour la croissance spirituelle du chercheur.

Alors que se passe-t-il lorsque nous offrons le prasad ? Notre attitude en cette occasion doit être emplie de joie, accompagnée d’un sentiment d’amour et de gratitude envers le Divin. Nous voulons rester actif et excité, ce qui arrive lorsque nous le donnons avec la main droite qui est connectée au côté gauche du cerveau et au système nerveux sympathique.

1 Mel Robin, 2002. A Physiological Handbook for Teachers of Yogasana, pp. 55-56, Fenestra Books, USA2 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25035609

COMMENT RECEVOIR LE PRASAD ?

Lorsque nous recevons du prasad, la tradition en Inde est de le prendre avec la main droite, qui fait écho au système sympathique, de sorte que nous pouvons répondre au sentiment de joie de celui qui donne. Si nous devions nous servir de notre main gauche, elle ferait écho au système nerveux parasympathique et nous éprouverions de la douceur au lieu de partager l’excitation et le bonheur de celui qui nous le donne.

Lorsque le prasadnous est offert dans une attitude belle et joyeuse, nous voulons être d’humeur tout aussi joyeuse, remplis de gratitude pour ce don. Qui imaginerait être en colère ou contrarié en prenant cette offrande divine dans sa main ! Quel message cela donnerait-il à notre Seigneur ? Comment notre organisme réagirait-il ?

Il y a, dans l’offrande du prasad, un autre aspect d’une grande importance scientifique et spirituelle : seule une très petite quantité de prasad est censée être offerte et absorbée. Il en est ainsi afin que le peu qui est offert demeure dans le corps plutôt que d’être éliminé, contribuant ainsi à purifier l’organisme tout entier.

La science qui étudie la manière dont le prasadpeut purifier l’organisme et guérir les maux spirituels est également un sujet de profonde sagesse qui sera traité une autre fois.

La question qui vient ensuite naturellement est donc : Comment tout ce que nous mangeons peut-il devenir une offrande de prasad ?

Le processus consistant à manger consciemment a été expliqué en détail dans deux des ouvrages de Babuji de Shahjahanpur ; nous aborderons cela dans le prochain article.

Avec mes sentiments respectueux,

Kamlesh